(04/06/2020 – Info sportspress.lu – lequotidien.lu) Avec Jean Link (né le 3 septembre 1938) un très grand escrimeur luxembourgeois vient de s’éteindre. A seulement 14 ans, il atteintt la finale des championnats du monde juniors. Et en 1958, il remporte ce titre mondial juniors à Bucarest après avoir battu le Hongrois Jeno Kamuti, pourtant favori, sur le score de 5-1.

Jean Link conserve son bien l’année suivante, à Paris. La même année, il décroche à Diekirch le titre mondial militaire et est élu par les membres de l’Association luxembourgeoiuse des journalistes sportifs “Melleur sportif” de l’année , en devançant, à seulement 21 ans, le vainqueur du Giro, un certain… Charly Gaul.

Sur la piste, Link était reconnu et redouté. Notamment pour son jeu de jambes innovant et dynamique, qui lui avait été enseigné par Maître Coulon. Après une désillusion olympique à Rome et une élimination au premier tour aux Mondiaux de Gdansk, Link, qui ne gagne pas d’argent avec l’escrime, se consacre entièrement à l’entreprise familiale, les «cafés Link», tout en continuant de pratiquer, pour son plaisir, du tennis ou du ski. Il est d’ailleurs en 1967 un des six “tontons fondateurs” du Tennis-Club Spora.  

En 1999, Jean Link effectue son retour en escrime et devient champion du monde vétéran. «L’escrime perd une grande personnalité. Ces dernières années, on le voyait toujours sur la piste, il était toujours présent dans les tournois nationaux et internationaux. Il n’a jamais raté une bonne parade, ni sur la planche, ni dans une phrases d’armes verbaux. Nous exprimons nos condoléances à la famille, en particulier à sa fille, dont il a toujours été très fier», explique Pascal Tesch, président de la FLE.

«Jean Link était un modèle pour nous, escrimeurs de haut niveau. Il était très étroitement lié à l’escrime. Lorsque j’ai atteint la finale des championnats du monde seniors l’an dernier, Jean Link m’a personnellement félicitée et m’a dit que mon talent d’escrime irait bien au-delà du sien. Cela m’a beaucoup touché et m’a motivé à continuer de m’entraîner pour réaliser mes rêves. Sa mort nous a tous bouleversés», confie, visiblement émue, Lis Rottler-Fautsch.

Jean Link, membre fondateur du Tennis-Club Spora (1967) sur le court en 2014 (Photo sportspress.lu / Roland Miny)
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